GPO

Ministère de la Justice

Ministre : Xavier BADA (Catalogne)

Secrétaire ministériel : Assompcion AMAT

 

Allocution de Monsieur le Ministre de la Justice.

Toulouse, le 24 Mars 2007

 

Monsieur le Président

Mesdames et Messieurs les Ministres,

Mesdames et Messieurs,

 

La scène judiciaire tient en intrigue nombre de nos questions de société. Des « affaires » aux grands débats politiques, économiques ou sociaux, des reconnaissances de responsabilité aux questions de moeurs, la justice mobilise des femmes et des hommes qui rejouent chaque jour le même rituel. Un rituel n1illénaire soumis à des choix de mise en scène qui varient avec le temps et avec les cultures. Quel est donc le visage de la Justice européen au XXIème siècle? Une Justice que l'on dit puissante et que l'on voit fragile, une Justice toujours plus sollicitée et jamais autant décriée.

Elle est la conséquence de choix philosophiques, politiques ou économiques consentis par la société depuis des décennies.

 

Choix des auteurs d'abord: con1ment opère-t-on le passage d'une justice idéale à une institution concrète ?

Quelle production législative nourrit la production des juges? Quel cadre procédural détermine la règle du jeu judiciaire?

Choix des acteurs ensuite, qui sont ces juges, ces procureurs et ces avocats, que l'on investit professionnels du droit ? Quelle place pour une participation citoyenne à l'oeuvre de justice?

Choix des représentations enfin : combien de citoyens connaissent la Justice autrement que par ce qu'on en montre à la télévision ou au cinéma, à travers le parti pris des auteurs ?

 

Une justice démocratique se doit d'entretenir un dialogue constructif avec la société civile.

C'est à quoi devrais contribuer un ministre de Justice en essayant de répondre au mieux à toutes ces questions.

 

Permettez moi partir de l'idée universellement admise que le XXIème siècle nous dirige inéluctablement vers, un espace judiciaire mondial qui affectera d'une manière ou d'une autre les mentalités et les pratiques juridiques au quotidien.

 

La justice, garante, dans tous les systèmes constitutionnels, de la protection de la société, est à cet égard, interpellée plus que d'autres, pour, non seulement, s'adapter au plus vite mais, aussi, et surtout, pour opérer les anticipations nécessaires pour avancer toujours au même rythme que l'ensemble auquel nous nous intégrons progressivement et de façon de plus en plus globale.

Partout où la problématique de l'Etat de droit s'est posée, aussi bien il y a un siècle, qu'à la veille du XXIO siècle, s'est posé et se pose, aujourd'hui encore, la place de la justice dans la société.

Partout, repenser la justice, a été considéré naturellement comme la première urgence sociale.

 

Monsieur le Président,

La morale et la déontologie sont les réacteurs de toutes les actions et constituent pour la justice une condition sine qua none.

Les valeurs morales sont en fait la véritable protection de la dignité humaine.

Les acteurs de la justice doivent avoir la volonté d’œuvrer pour que la justice soit rendue selon l'exigence d'une conscience pure et saine.

 

Je vous remercie de m'avoir prêté attention.